EP du mois (Août): Sam Fischer – Homework

Mon EP préféré du mois d’août est ‘Homework(Sony Music). Il s’agit du troisième EP de Sam Fischer, un chanteur-compositeur Australien, qui est sorti le 28 août 2020, just avant le tout dernier weekend du mois, et dont je suis tombée immédiatement amoureuse. 

Il commence avec ‘This City’, une chanson que vous connaissez peut-être puisqu’elle est en réalité sortie en janvier 2018 et faisait partie de son premier EP ‘Not a Hobby’. La chanson n’a pas eu beaucoup de succès à ce moment là même si les fans l’adoraient mais s’est finalement propagée sur le réseau TikTok mi-2019, ce qui a tout changé pour lui puisque la couverture médiatique lui aura valu la signature de son contrat avec RCA Records. La chanson est officiellement re-sortie le 13 décembre 2019. L’instrumentale est très simple puisqu’elle ne se compose que de guitare, de guitare électrique et de claquements de doigts. La chanson parle du fait qu’il se sent perdu à Los Angeles, comme s’il n’était pas à sa place et qu’il n’y arriverait jamais, un sentiment que beaucoup de gens qui essaient de se faire un nom dans une industrie artistique dans une grande ville connaissent, bien que la façon dont la chanson ait été écrite la fait ressembler à une chanson d’amour [this city’s gonna break my heart/this city’s gonna love me then leave me alone]=[cette ville va me briser le coeur/cette ville va m’aimer puis me laisser tomber], ce qui permet à tout le monde de s’identifier. 

 

Le second morceau est une chanson stripped-back qui s’appelle ‘The Usual”. Avec une instrumentale composée d’un simple synthé et sa voix poignante, Sam réussit une fois encore à transmettre ses émotions avec sincérité. Même si les paroles sont écrites comme s’il s’agissait d’une séparation amoureuse, son sentiment d’être une déception n’apparaît pas seulement dans ses relations romantiques mais aussi avec ses parents, la société ou encore le travail puisque l’idée de cette chanson lui est en fait venue suite à la perte de son premier contrat de disque.     

Fischer décrit la prochaine chanson, “Everybody’s Got Somebody”, comme “une session de thérapie de couple en direct”. En effet, les paroles font l’analyse d’une relation qui a l’air parfaite du dehors mais qui, si l’on prend le temps de regarder de plus près ou d’une autre perspective, n’est finalement pas si géniale que ça et que ce n’est pas parce qu’on est toujours attaché à la personne et qu’elle nous manque qu’on est faits pour être ensemble. Le morceau commence comme une ballade au piano mais passe ensuite à un son plus entraînant et électronique dès le premier refrain.

 

“I Got to Live”  est une chanson à la fois positive et négative dans le sens où Sam imagine son enterrement afin de mettre des mots sur son désire d’avoir accompli tout ce qu’il a envie d’avoir accompli dans sa vie avant qu’elle ne lui soit prise. C’est la dernière chanson qu’il ait écrite en 2019 et elle a été inspirée par la signature de son contrat avec son label, ce qui signifiait qu’il allait enfin pouvoir faire tout ce dont il rêvait. C’est son propre rappel de vraiment vivre les choses pleinement, aussi petites qu’elles soient et de les apprécier avant qu’elles ne disparaissent.

“Ready” démontre encore une fois la capacité incroyable que Sam a de changer des pensées non-romantiques en des chansons d’amour. Il révèle qu’il a en fait écrit cette chanson comme un message à lui-même, se demandant quand est-ce qu’il allait être prêt à s’accepter pour qui il est.  Il dit que ça lui a pris un moment avant d’en arriver où il est aujourd’hui mentalement et émotionnellement et il sait que personne ne peut l’aimer aussi bien qu’il ne peut s’aimer si seulement il se laissait. 

 

 

La dernière chanson de l’EP est un morceau de 2 minutes à la guitare acoustique qui s’appelle“People I Don’t Know”  et elle résonne très probablement pour tout le monde. Sam raconte qu’il s’est surpris à juger les autres durement et cela l’a fait se sentir mal parce qu’il s’est rendu compte qu’il n’était pas si différent et que les gens se disent probablement la même chose à son sujet. Il dit: “En disant du mal de quelqu’un d’autre, je projette sur eux mes propres peurs et insécurités. Je parle mal sur les autres pour ne pas me sentir aussi loin derrière eux. ‘People I Don’t Know’ est une simple et honnête vérité humaine et je suis certain de ne pas être le seul à le penser.”

Homework est une collection de chansons sincères très bien écrites qui, bien qu’elles soient très personnelles pour l’artiste, peuvent également être très significatives pour le public, tout le monde peut facilement se reconnaître dans les paroles. Il aura peut-être fallu un peu plus de temps que Sam ne l’aurait souhaité pour que sa voix brute et pleine d’émotions soit entendue mais je pense qu’il est évident qu’on l’entendra bien plus à l’avenir et, personnellement, j’ai super hâte!

Quelle chanson de l’EP vous parle le plus? Mes préférées sont This City et Ready mais I Got to Live mérite une mention spéciale aussi. 

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