MARSATAC: Le festival marseillais aux couleurs de l’été

Qui dit été, dit festivals, forcément! Et pour débuter la saison comme il se doit la rédac s’est rendue au festival marseillais digne des plus grands: Marsatac. Se déroulant sur trois jours, dans deux lieux différents, le festival se veut être un melting pot de divers genres musicaux, avec cependant un fort penchant pour les musiques urbaines et électroniques. Avec une line up constituée de chanteurs, rappeurs, musiciens, et DJ, il y en avait pour tous les goûts. 

 

MARSATAC – Valentin Antonini

 

Vendredi 14 juin:

Le week-end débute vendredi 14 juin, un peu tardivement dû aux forts vents dont la capitale du sud a été témoin. Il est prés de 20h, et alors que bon nombre des festivaliers pensaient devoir rebrousser chemin, les portes du Parc Chanot ouvrent enfin… Tadaaa! Le duo gagnant Caballero & JeanJass ouvrent la scène principale et font salle comble. Des titres décalés sous productions dignes des plus grands rappeurs US, c’est le secret des deux belges originaires de Bruxelles. Le duo sait manier humour et sujets plus sérieux, tout en gardant une maitrise scénique parfaite, peu être même un peu trop parfaite. En voulant trop jouer sur le côté décalé – mais “maitrisé”- le duo en perd quelque peu en spontanéité. Le public n’en repartira cependant pas déçu et applaudira Caba & JJ jusqu’aux dernières notes. 21h15, c’est direction le Club Phocéen que l’on s’est rendu par la suite afin de découvrir Josman, un artiste dont le nom nous était vaguement familier.. Et quelle surprise! Si Caballero & JeanJass manquait quelque peu de spontanéité, c’est tout le contraire que l’on retrouve avec le jeune rappeur parisien. Un live sans retenu qui plaira même aux non-initiés du genre.

 

Mais pas de répit pour la rédac qui file direction le Grand Palais pour le live tant attendu d’SCH, rappeur marseillais. Grand favoris du public sudiste, SCH revisite ses plus grands titres dont ses tubes “Champs Elysées” ou encore “Je l’a connais”. 23h, la soirée continue entre concerts, table de mixing où le public s’amuse à créer ses propres beats, ou encore auto-tamponneuses qui raviront petits et grands. Et cette même curiosité que l’on a éprouvé pour Josman nous invite à retourner au Club Phocéen afin d’y découvrir Alpha Wann. Si son nom est fortement associé au S-Crew (Nekfeu, 2zer Washington, Framal), Alpha Wann a su se créer sa propre audience fan de titres francs, précis et forts. Cette première journée se termine pour nous sous le mix du duo électro Français The Blaze, de quoi nous donner envie d’être déjà au lendemain!

Samedi 15 Juin:

Nous y voilà à nouveau, en folie pour le deuxième jour du célèbre festival. Les pieds en compotes mais une détermination à toute épreuve. Nous nous rendons à notre premier set de la soirée pour voir le groupe COLUMBINE, qui, nous pouvons le constater, ont bien mis les petits plats dans les grands ; sonorités de leurs musiques réadaptées pour l’évènement, tchek. Débarquer sur la scène dans une grosse moto, tchek. Pogos du turfu, tchek. Revenir après s’être cassé, tchek. L’énergie incroyable dont ils ont fait preuve leur en value des tonnerres d’applaudissement, se terminant ainsi sur un énorme pogo sur leur fameuse chanson « Adieu bientôt ».

 

COLOMBINE – Valentin Antonucci

 

Nous courrons à présent vers notre prochain rendez-vous, et pas des moindres, j’ai nommé S.PRI NOIR, ayant eu des échos de ses confrères, dont Nekfeu, qui était venu à Marseille, il savait que nous allions être un public bouillant, mais pas à ce point ; Il nous transmettait son émotion d’être là et rendait le moment bien plus profond que ce que nous attendions, alternant entre ses sons chill et ses sons beaucoup plus hard, prenant également le temps, entre les deux, de faire la cosette comme on dit. Le public a pu pousser la chansonnette sur le fameux « Paris, Paris, on t’enc*le » ce qui n’a pas manqué de faire rire le rappeur qui a répondu sur le ton de l’humour.

Le marathon continu avec l’arrivée d’Orelsan sur la scène principale, impossible de respirer tellement noir de monde. Il a comptabilisé une heure et demi de set à lui tout seul, a pris le temps de présenter sa team et de les mettre chacun en lumière. Ce moment était incroyable tant il poussait à une prise de conscience extrême voire brutale ; Lui étant assis au bord de la scène, face à nous, comme s’il voulait juste nous donner une petite leçon de vie, et je peux vous garantir que ça marche.

 

ORELSAN – Valentin Antonucci

 

Dring dring, minuit approche, et la jolie IAMDDB débarque auprès de nous pour une session pleine de couleur, bourrée de charme et ses fameuses phrases qu’elle termine toujours par « b*tch » rends le personnage très déconcertant et intriguant à la fois. Elle nous offre un moment super intimiste et nous transporte dans un autre monde à chacune de ses chansons. Minuit est passé, Cendrillon doit partir et c’est une très grosse déception de la voir s’en aller, on aurait profité d’elle un peu plus longtemps quand même.

 

IAMDDB – Valentin Antonucci

 

A l’année prochaine, Marsatac! 

Article écrit en collaboration avec Prescillia Colombo

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